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Note : Cette page est présentée ici en avant-première. Elle fait partie d'un ensemble de page sur la constellation des troubles dys. Page en travaux... Merci de votre indulgence...

La dyscalculie est officiellement définie comme un trouble d'apprentissage spécifique des activités numériques. L'enfant ou l'adulte sujet à la dyscalculie éprouve des difficultés pour compter, effectuer des calculs, poser des opérations ou encore résoudre des problèmes mathématiques.

Les symptômes de la dyscalculie

Dyscalculie, l'enfant semble tout oublier.

L'enfant semble tout oublier, quel que soit le temps passé à réviser encore et encore.

Parmi les symptômes liés à la dyscalculie nous trouvons :

- Difficulté pour compter des objets ou plus simplement pour énumérer les nombres.

- Difficulté pour effectuer les opérations, généralement au-delà des quantités les plus élémentaires.

- Problèmes pour résoudre un énoncé de maths. La personne semble choisir une opération et des nombres au hasard.

- Lenteur et erreurs lors des calculs.

- Difficulté voire impossibilité de lire l'heure. Généralement plus prononcé lors de la lecture sur un cadran à aiguilles.

- Les comparaisons et ordre de grandeur ne sont pas maîtrisées.

Bien d'autres symptômes viennent encore rejoindre cette liste. Disons pour simplifier que la personne éprouve des difficultés, lenteurs et commet des erreurs dès que le travail à effectuer porte sur des chiffres ou des notions mathématiques.

 

Dyscalculie et dyslexie : deux difficultés parallèles

Pour en donner une idée rapide, nous pourrions résumer en disant que la dyscalculie est aux chiffres et symboles mathématiques ce que la dyslexie est aux lettres et aux mots.

De même que les lettres sont des symboles qui représentent des sons (en fait, c'est un petit peu plus compliqué...), les chiffres et les nombres sont des symboles qui représentent des quantités.

Et ainsi qu'il existe des phrases en Français, il existe des "phrases mathématiques", ce sont les quatre opérations (restons pour l'instant au niveau des apprentissages de base). Et tout comme une phrase raconte une histoire, une opération en maths raconte également une histoire.

Le problème est de bien interpréter cette histoire et en faire la traduction entre le problème mathématique posé et sa solution.

Similaire, oui mais plus simple.

Dyscalculie, l'enfant semble tout oublier.

Les collégiens en ont une peur bleue, et pourtant rien de plus simple à comprendre que ces théorèmes (Thalès, Pythagore...) si nous les mettons en image.

Corriger la dyscalculie est très souvent plus simple que la dyslexie. La raison en est simple. L'alphabet comprend vingt-six lettres. Elles sont en fait bien plus que vingt-six puisqu'il y a des lettres majuscules et des lettres minuscules, et puis nous avons les lettres d'imprimerie et les lettres manuscrites, qui ne sont pas toujours très semblables...

En combinant ces lettres, nous arrivons à des milliers de mots, et même bien plus si l'on compte les vocabulaires propres à chaque profession ou activité.

En mathématiques, point de telle complexité. Au lieu de vingt-six lettres, nous n'avons que dix chiffres. Une fois compris et maîtrisé le système décimal, notre manière d'organiser les nombres, nous comprenons parfaitement comment faire avec l'infinité de nombres possibles.

Et pour les mathématiques de base telles qu'apprises à l'école primaire, nous n'avons que quatre opérations.

Nous sommes donc loin en mathématique de la complexité de la langue, au moins pour les maths de base que sont compter et les opérations.

La dyscalculie en absence de dyslexie

Fausse Dyscalculie provoquée par la dyslexie.

Lire un énoncé sans le comprendre, ou sans maîtriser la signification des opérations conduit à en choisir une au hasard. Ce qui n'est jamais un bon choix en mathématiques.

Le résultat de cette plus grande simplicité est qu'il est généralement plus rapide de corriger la dyscalculie pure, la difficulté avec la maîtrise et la compréhension des opérations mathématiques, les calculs.

Cela dit, au-delà de la capacité à calculer, l'enfant doit également maîtriser la lecture car tout problème mathématique, toute consigne, commence systématiquement par un exercice de lecture, ce qui peut être une épreuve en soi.

Les liens avec d'autres troubles Dys

Nous l'avons dit, sous l'apparence de la dyscalculie peut se cacher une dyslexie qui génère de la confusion chez l'enfant, qui le perd et l'empêche d'utiliser ses capacités. Nous avons parfois des enfants qui sont parfaitement à l'aise pour effectuer un calcul posé, mais incapable de résoudre un problème mathématique.

L'enfant est alors victime d'une "fausse dyscalculie". J'entends par là que s'il échoue à résoudre un énoncé de mathématiques, ce n'est pas à cause de manque de maîtrise des opérations mais de difficulté à comprendre les phrases de l'énoncé. C'est alors un problème de lecture, donc appelons ceci "dyslexie".

Correction de la dyscalculie

Dyscalculie, problème de lien avec la réalité.

Dyscalculie : faire le lien entre les mathématiques et la réalité est primordial.

Les programmes Davis® permettent en une semaine de stage d'amener la personne à maîtriser les notions de chiffre, de nombre ainsi que les quatre opérations au niveau de maîtrise qui est attendu en fin de cycle scolaire primaire. Il est entendu que si l'enfant continue à éprouver des difficultés avec les problèmes de maths, alors un programme de dyslexie complémentaire sera nécessaire pour aller plus loin, non seulement en lecture, mais également en mathématiques.

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