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Une des clés de l'apprentissage : relier...

À quoi ça sert ?

En plus de ma pratique de la correction de la dyslexie Davis®, je donne régulièrement des cours de soutien en mathématiques à des élèves entre la sixième et la terminale. Et dans tous les cas, l'une de mes premières questions lorsque l'on aborde une nouvelle notion est : "À quoi ça sert ? Quels sont les exemples dans la vie de tous les jours ?"

Très régulièrement, pour ne pas dire toujours, la réponse est un grand regard vague, le sourcil interrogateur suivi d'un haussement des épaules.

Or, pour apprendre, nous avons besoin de relier notre nouvel apprentissage à quelque chose que nous connaissons déjà, à notre réalité actuelle du monde extérieur.

Un très jeune enfant découvre très vite que les biscuits sont dans ce-placard-là. Puis quand Maman dit que l'on va à la boulangerie, il y a peut-être un croissant à la clé. Et encore une multitude de choses dans le monde.

Et vient un jour où l'on présente un mot à l'enfant. "Maman", "Papa", "chat", "le", "boit", "du", "lait"... Si l'enfant arrive à relier ces quelques groupes de lettres à ce qu'il connait déjà, comme la boule de poils qui ronronne sur le canapé, ou l'action de boire, tout va bien. Mais si le lien ne se fait pas... Nous appelons cela de la dyslexie.

Les mathématiques...

À chaque fois que je demande à mes stagiaires "donne-moi un exemple d'addition", j'ai comme réponse quelque chose comme "3+2".

Je vais choquer certaines personnes, mais "3+2" n'est pas un exemple d'addition !

Choisir une opération au hasard ne fonctionne pas

Par contre, "j'ai trois copains à la maison et il en arrive deux autres" est un exemple d'addition. C'est du concret, du réel. L'opération "3+2" n'est qu'une représentation d'une certaine réalité, une manière d'écrire mathématiquement ce qui se passe dans le monde réel. Sans ce lien, impossible de comprendre ni d'apprendre la notion d'addition.

Et toutes les semaines, lors de mes cours de soutien en maths, mes élèves choisissent plus ou moins au hasard l'opération qui permet de résoudre le problème de maths. Cela ne fonctionne pas !!!

...la lecture...

Une de mes stagiaire confondait le "flan" (la pâtisserie) et le "flanc" (le côté d'une chose). Alors bien sûr, ce qu'elle imaginait pour "un escalier sur le flanc d'une coline" était une curieuse composition artistique de marches d'escalier et de dessert branlant !

Un autre de mes stagiaires reliait le mot "week-end" aux "jours où je ne travaille pas, c'est à dire mercredi, samedi, dimanche". Et évidemment, les calculs demandant le nombre de jours d'un week-end étaient faux...

Et c'est sans parler d'un exercice que j'aime à offrir à mes stagiaires et qui commence par "Dans un ménage, on dépense...". Devinez ce que la plupart des enfants comprennent : une personne qui passe le balai. Impossible de continuer sans rétablir la réalité du mot.

...et le reste 

Un adage dit "un petit dessin vaut mieux qu'un long discours", alors quoi de plus simple que de trouver une photo de pyramide et de sphynx en étudiant l'Egypte, de chateau-fort en apprenant le moyen-âge ou de faire germer des lentilles.

C'est bien sûr ce qui se fait en classe, mais jusqu'où est-on certain que l'enfant va vraiment maîtriser ce qu'il voit et fait ? Comment être sûr que l'enfant observe bien ce qu'il faut observer, fait bien le lien entre tous les éléments ?

Apprendre et maîtriser toute notion demande une certaine technique, un savoir-faire. Il nous faut apprendre à apprendre...

Plus qu'une envie, un besoin impératif

Un penseur en mot peut très bien se contenter d'apprendre par cœur une règle, un mot, une définition. Lorsqu'il aura besoin d'utiliser cette définition, il n'aura qu'à se réciter auditivement cette définition.

Mais ce n'est pas possible pour le penseur en image. Celui-ci doit impérativement maîtriser ce que veut dire la règle, il ne peut pas se contenter de la réciter, il doit faire le lien avec la réalité.

Si le penseur en image tente d'apprendre par cœur une définition pour laquelle il n'a pas de représentation dans le monde réel, cela risque fort d'aboutir à des émotions intenses, de la colère, du refus, une sensation d'impuissance rendant tout apprentissage impossible...

Les stages Davis®

Lors des stages de correction de la dyslexie, une des étapes importantes est précisément de créer ou rétablir le lien avec la réalité, l'expérience. Et les méthodes employées pour y parvenir nous assurent que les conditions de l'apprentissage sont optimales.

À bientôt...

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